Les poissons grands migrateurs de France ont-ils modifié leur calendrier de migration au cours du temps ? C’est à cette question que tente de répondre Marion Legrand de Logrami à travers un travail de thèse associant près de 20 structures dont les associations migrateurs.

 

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Les poissons migrateurs face au changement climatique

Pour la première fois, une étude à grande échelle est menée sur les données des passages de poissons migrateurs enregistrés au niveau de toutes les stations de vidéo comptage françaises. Au total, ce sont plus de 11 millions de passages de poissons migrateurs qui ont été analysés.

Les premiers résultats montrent 2 tendances pour les migrateurs. Les aloses, anguilles, lamproies et saumons présentent des dates d’arrivées de plus en plus précoces. De plus, les aloses et la lamproie marine migrent sur une période de plus en plus longue (cela ne se vérifie pas pour le saumon et l’anguille). Enfin, la réponse de la truite de mer apparaît très différente de celle des autres poissons amphihalins avec des arrivées de plus en plus tardives et une durée de migration réduite de plus d’un jour par an, en moyenne.

 

Les changements mis en évidence sont importants avec des arrivées entre 9 et 18 jours plus tôt aujourd’hui qu’il y a 30 ans.

 

Les analyses se poursuivront afin de définir d’une part si ces modifications sont synchrones au sein et entre les bassins versants et d’autre part, afin de rechercher les paramètres explicatifs de ces modifications. Pour ce faire, plus d’une quinzaine de paramètres environnementaux, aussi bien marins que terrestres ont été bancarisés et seront analysés.

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